Visite au musée de la préfecture de police…

1- Sur les lieux du crime

Paris regorge d’endroits et de musées intéressants, surprenants, chargés d’histoire, superbes, émouvants…
Et puis, il y a ces lieux insolites que l’on découvre par hasard, comme le Musée de la préfecture de police
que j’ai découvert il y a quelques jours.

Ce musée est riche d’enseignements sur la constitution du savoir dédié à la sécurité de l’état.
Certes, il faut quand même être intéressé par le sujet.
Personnellement sans tomber dans le côté morbide, j’ai toujours été passionnée par les grandes affaires criminelles, donc pour moi ce musée était une vraie mine de savoir et de découverte.

De l’assassinat d’Henri IV à la libération de Paris, l’attentat manqué le 24 décembre 1800 contre Napoléon Bonaparte en plein Paris, qui fut le premier attentat à la voiture piégée de l’histoire ! Bonaparte échappe par miracle à cet attentat des Chouans, l’explosion de la bombe cachée dans une charrette tue 22 passants, dont une fillette chargée de tenir le cheval.

Crimes sanglants, et crapuleux, attentats et assassinats politiques, Parmi ces criminels, pour ne citer que les plus connus :
Vidocq, célèbre escroc et voleur, champion de l’évasion, qui fut ensuite le chef de la brigade de sûreté de 1812 à 1827.
Landru, surnommé : « Le Barbe-Bleue de Gambais », premier tueur en série français ! (1915-1919).

L’horrible docteur Petiot accusé des meurtres de 27 personnes, au lendemain de la seconde guerre mondiale suite à la découverte à son domicile parisien des restes de ses victimes (1944).

marcel petiot
Marcel Petiot lors de son arrestation en novembre 1946.

La Marquise de Brinvilliers qui a empoisonné père et frères (1672), Violette Nozière accusée de Parricide (1933).
De nombreux documents historiques rendent ce musée passionnant.

On trouve aussi, sur la période révolutionnaire, les ordres d’arrestation de Beaumarchais, Lavoisier, Charlotte Corday, également le Décret de la Convention nationale ordonnant la comparution du roi Louis XVI, le 11 décembre 1792.

Le musée est aussi constitué de registres de procès criminels, d’extraits de dossiers des renseignements généraux,
de documents d’archives sur l’occupation et la libération de Paris (1944), la guerre d’Algérie (1964-1962),
en passant par la guerre froide (1947-1991) ou les évènements de mai 1968.

Depuis l’ancien régime jusqu’à l’abolition de la peine de mort en France en 1981, par Robert Badinter.

Des pièces à conviction, des uniformes et insignes de la police Française sont également présentés dans un ordre chronologique.

Des photos, lettres de cachet, et beaucoup d’objets sont à découvrir dans ce lieu.

Une véritable lame de guillotine… Une très ancienne porte de prison provenant du quartier des condamnés à mort, vous plonge dans un autre espace temps.

couperet de guillotine
Un couperet de lame de guillotine, celle-ci était utilisée Place de Grève à Paris pendant la révolution, le poids de la lame en acier fait plus de 8 kilos !

Une reconstitution grandeur nature du premier bureau d’ identification judiciaire créé par Alphonse Bertillon (1883).
Avec l’invention de la photographie anthropométrique face-profil, la police scientifique s’invente alors avec le quadrillage photographique des scènes de crime, et les relevés et l’ exploitation des empreintes digitales.

alphonse bertillon
Alphonse Bertillon fondateur en 1870, du premier laboratoire de police d’identification criminelle. Créateur de l’anthropométrie.

Les origines de ce musée :

Le musée de la préfecture de police a été voulu en 1909, par le préfet Louis Lépine.
Ses premières collections ont été constituées à partir des pièces réunies pour l’exposition universelle de 1900.
Collections complétées ensuite par de nombreux dons et des acquisitions régulières.

La collection de ce musée s’étend sur quatre siècles.

Prefet louis lepine
Le Préfet Louis Lépine.

Malheureusement un grand nombre de documents ont disparus dans l’incendie de la rue de Jérusalem à Paris,
lors de « la semaine sanglante » en 1871.
En effet les services de la préfecture de police y étaient installés depuis 1816.

La provenance des pièces de ce musée :

Déployées sur près de 9 Km de rayonnages, les pièces de ce musée proviennent du cabinet du préfet,
des pièces ont étés collectées ou reçues également par les différents services de Police
(police municipale, police judiciaire, brigade mondaine, services généraux…),
des dons d’archives privées, des commissariats et de différents services administratifs.

A savoir que toutes les pièces d’archives présentées dans ce lieu, concernent uniquement l’ancien département de la Seine,
c’est à dire les départements actuels de Paris et de la petite couronne.

Accessibilité pour les personnes non ou mal-voyantes :

Certes pour les personnes non-voyantes, comme beaucoup de musées ou d’expositions,
ce lieu est très visuel par la richesse des pièces présentées, mais il est possible d’avoir une visite guidée passionnante et riche d’histoire.

De plus l’entrée est gratuite !

Je vais tenter de vous relater certaines de ces grandes affaires criminelles, si cela vous intéresse 😉

Je tiens à vous préciser que la prise de photos était autorisée, mais sans le flash.
Beaucoup de documents et d’objets étant sous verre, je suis désolée de la qualité de certaines photos et autres pièces 🙁

J’ai néanmoins retrouvé sur internet, des documents similaires présentés dans ce musée, comme des portraits, des lieux etc…
Illustrations que je joindrai aux miennes en précisant leurs sources.

Alors ?! Intéressés pour de prochains articles ou je vous raconterai de mon mieux certaines de ces grandes affaires criminelles ?
Merci par avance pour vos retours.

scene de crime
Une autre scène représentant le travail de la police scientifique, ici le marquage au sol à la craie blanche de la position d’une victime.

Musée de la préfecture de police

Hôtel de police – 4,rue de la montagne Sainte Geneviève
75005 Paris – (Maubert-Mutualité).
01 44 41 52 50
Entrée gratuite.

Musée de la préfecture de police
Musée de la préfecture de police

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À propos de Véronique Boudes

Directrice de l’édition

11 réponses

  1. Lou

    Merci pour l’article. Je pense faire un tour dans ce musée la semaine prochaine. Merci pour la découverte… Ça m’intéresse les histoires criminel… Je veux bien la suite !

  2. véronique Boudes

    Merci pour vos commentaires cela me motive pour d’autres articles 🙂
    Lou, prévoyez votre journée pour la visite du Musée, il ferme à 17 heure.
    Il ne faut pas hésiter à téléphoner avant pour demander si une visite guidée est possible 01 44 41 52 50, vous me raconterez votre visite et vos impressions
    j’espère.

  3. Gregory

    Bravo pour vos articles. Il serait intéressant d’avoir les histoires criminel en version audio… Beaucoup plus convivial à l’écoute je pense. Bonne continuation !

  4. Marc

    Bonjour, bravo pour votre article. Effectivement pour les histoires criminel, je pense que cela sera plus pratique en version audio… Merci de partager avec nous votre savoir. Bonne continuation à toute l’équipe !

  5. véronique Boudes

    Je prend note avec l’équipe d’ ABS de vos avis pour une suite à cette article en version audio. Notre souhait étant d ‘être toujours à votre écoute et prenant en compte prioritairement vos choix et avis, les prochains articles sur les grandes affaires criminelles seront donc enregistrés.

    Ayant d’autres enregistrements de livres et de Genius prévus, cela prendra juste un peu plus de temps. A très bientôt donc pour des enregistrements sur les grandes affaires criminelles.
    Véronique Boudes

    1. Merci à tous pour vos commentaires.
      Et merci Véronique pour ton exceptionnel travail, ton investissement « toute ces nombreuses heures de recherches que tu fait pour nous écrire tous ces bons articles » Merci! C’est un plaisir de t’avoir dans notre équipe! Amitiés.

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